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Manger bio, qu’est-ce que cela change au quotidien ?
Une étude scientifique européenne réalisée en 2014 a montré l'existence de différences nutritives substantielles en faveur des aliments Bio. Ces différences ne portent pas sur la teneur des aliments en nutriments mais sur la présence de substances toxiques (telles que le cadmium et les pesticides) et la teneur en antioxydants.
Leurs effets sur la santé restent cependant à déterminer. Selon une étude de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en 2015, il est « peu probable » que l'exposition alimentaire à des résidus de pesticides ait « des effets à long terme sur la santé des consommateurs ».

Cependant, le mois dernier, l’Assemblée Nationale a donné son feu vert à davantage d’aliments Bio dans les cantines de nos enfants même si de nombreuses communes en servent déjà dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les selfs d’entreprise ou les restaurants municipaux.

Pourquoi ne pas faire de même dans notre propre cuisine ?

Produits Bio ou conventionnels ?

Selon le dernier rapport de l’EFSA, 46,7% des aliments conventionnels contiennent des résidus de pesticides mais on en retrouve aussi dans 13,5% des aliments bio. Ces traces de pesticides dans les aliments Bio peuvent provenir de l’eau, de l’air, du sol et des pollutions passées.

Ainsi, certains lait Bio, les produits laitiers qui en découlent ainsi que la viande Bio peuvent provenir d’animaux sans hormones de croissance, ni antibiotiques, nourris avec des herbes sans pesticides et vivants dans des conditions privilégiées mais peuvent malgré tout contenir des traces de ces produits.
De plus, la législation française étant très vigilante sur la qualité du lait, le lait non Bio produit en France répond aux mêmes exigences de qualité.

Toute une gamme de produits de fruits et légumes « zéro résidu de pesticides » se développe, mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont reçu aucun produit phytosanitaire mais simplement des résidus ne dépassant pas le seuil de détectabilité.

Privilégiez les produits locaux car plus un produit provient de loin, plus il a de chance d’avoir reçu un dernier pesticide après la récolte pour éviter qu’il ne pourrisse pendant son transport.

Par ailleurs, les qualités organoleptiques (le goût et l’odeur) d'un aliment biologique sont difficiles à évaluer. L'INRA conclut à une absence de différence significative de ces qualités entre l'agriculture biologique et conventionnelle.

Prix des produits Bio

L'association UFC-Que choisir a montré que le panier d'articles biologiques vendus sous la marque de distributeur (MDD) coûtait 57 % de plus que l'équivalent en MDD classiques.

Dès 2010, les 20 000 exploitations biologiques françaises approvisionnaient directement les réseaux spécialisés (La Vie claire, Biocoop, Naturalia, Croc'Nature, etc.). Les hypermarchés, quant à eux, se fournissaient presque exclusivement à l'étranger auprès d'un « bio business bien peu écolo » où 8 à 10 % des lots de produits biologiques contrôlés contenaient des résidus phytosanitaires interdits dans leur production, en particulier dans les arrivages d'Italie et d'Espagne.

Les français étaient 35 % en 1998 à acheter des aliments biologiques, ils sont aujourd'hui 62 % à en consommer et 90% au moins occasionnellement (contre 54% en 2003).
69% déclarent même, être prêt à payer plus cher, si c'est pour que les agriculteurs soient mieux rémunérer. C'est 12% de plus qu'en 2010 ce qui montre que les mentalités évoluent rapidement.

Bio ne veut pas dire parfait !

Dans son numéro spécial d’avril dernier, le magazine 60 Millions de consommateurs a testé 74 produits issus de l'agriculture biologique. Les doses de substances chimiques retrouvées dans 10% d'entre eux sont « insatisfaisantes » voire « très insatisfaisantes ».

Sept familles de produits, largement importés et d'origines géographiques variées, ont été passées au crible. Il s'agit du riz, du quinoa, du café, du sucre de canne, de l'huile d'olive, du miel et du chocolat. Le magazine y a recherché plusieurs centaines de substances indésirables, à savoir les pesticides, plastifiants, solvants, résidus vétérinaires et autres contaminants. Sept d'entre eux ont échoué à respecter le cahier des charges du bio, soit près de 10%.

Attention de ne pas tomber dans l’excès

En effet, la tendance actuelle est à l’alimentation santé, au Bio, aux labels, au végétarien voire au végétalien pour les plus draconiens, bref, l’alimentation est la troisième médecine et tout le monde en est conscient. Mais attention, la frontière est mince entre être raisonnable et tomber dans la psychose !

L’orthorexie est un trouble alimentaire qui se traduit par un contrôle obsessionnel de la nourriture ingurgitée, qui doit être parfaitement saine. La notion de minceur n’entre absolument pas en compte, à la différence de l’anorexie et de la boulimie. C’est donc un trouble d’ordre qualitatif et non plus quantitatif.

Ce trouble a été décelé à la fin des années 90, et est, entre autres, la conséquence des conseils alimentaires dictés par le monde médical et largement relayés par les médias et l’industrie agro-alimentaire, avec l’émergence du « Bio », des Labels, des alicaments et autres aliments « santé ».

Pourquoi est-ce dangereux ?

Il est effectivement légitime de se demander en quoi une alimentation excessivement saine peut-elle être mauvaise.

Tout réside dans le « excessivement » bien entendu, car l’excès, quel qu’il soit, n’est jamais bon. Ainsi, chez l’orthorexique, tout aliment devient source de méfiance.
En effet, il ne faut pas manger trop de sel, ni trop de sucre, ni de graisses saturées, ni de pesticides et il faut éviter tous les conservateurs, les additifs, les colorants… mais il faut surtout garder à l’esprit qu’il faut manger de TOUT en quantité raisonnable, c’est à dire MANGER EQUILIBRÉ.

En conclusion

Si votre porte-monnaie, vous le permet, vous pouvez manger Bio mais restez conscient qu’il est important de lire les étiquettes, de bien diversifier votre alimentation et de ne surtout pas tomber dans l’excès.

Nathalie Francesconi, Docteur en Nutrition, Responsable du Service diététique de La Clinique du Poids
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