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Le lait est-il toxique pour l’homme ?
On l’entend de plus en plus souvent : le lait de vache (et tous ses dérivés : fromage, yaourt…) serait toxique, voire un véritable poison pour l’homme ! Il en serait de même pour les laits de chèvre, de brebis, et de tous les autres mammifères.

Pourquoi cette soudaine polémique ? Ces craintes sont-elles justifiées ou est-ce un simple phénomène de mode ? Essayons de démêler le vrai du faux et regardons les conséquences sur la santé de la suppression des produits laitiers dans notre alimentation.

Le lait de vache, uniquement pour les veaux ?

Ce qui se dit : la vache ne produirait du lait que pour nourrir son petit jusqu’à la période de sevrage. De même, la chèvre, la brebis, et tous les autres mammifères produiraient un lait spécifique à leur propre descendance, un lait adapté à chaque espèce en somme ! Par extrapolation, le seul lait que l’homme serait susceptible de tolérer serait le lait maternel durant les premiers mois de sa vie et que par conséquent, le lait de vache (ou autre lait animal) serait à l’origine de nombreux maux : migraines, asthme, allergies, intoxication à l’acide lactique, diabète, sclérose en plaque, rhumatismes, cancers et bien d’autres encore.

Ce que nous en pensons : il faut d’abord souligner que contrairement aux mammifères, l’homme est un omnivore et non pas un herbivore et que son organisme est adapté pour digérer et métaboliser d’une part des aliments d’origine animale (dont le lait) et d’autre part des aliments d’origine végétale.

Toutes les accusations ci-dessus ne sont basées sur aucune étude scientifique réelle et probante, et les organismes de santé, comme l’OMS (Organisme Mondiale de la Santé), l’ancienne AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), l’Agence Nationale de sécurité Sanitaire, n’ont jamais publié d’études incriminant les produits laitiers, et au contraire, continuent de préconiser leur consommation régulière pour un apport suffisant en calcium.

Le lait favorise le cancer ?

Pour ses détracteurs, le lait de vache serait incriminé dans certains cancers, notamment de la prostate et du sein. Mais plusieurs études montrent tout et son contraire : si certaines mettent en évidence une incidence de la consommation du lait sur la fréquence de ces cancers, d’autres leur trouvent au contraire un effet protecteur !

Ce qu’en pensent les instituts de santé : en attendant des résultats plus probants, le Ministère de la santé, l'institut de veille sanitaire et le conservatoire national des Arts et métiers ont publié un article « Alimentation, nutrition et cancer : *vérités, hypothèses et fausses rumeurs », dans lequel on peut lire à propos des accusations sur le lait responsable de cancers :

« Cette idée fausse véhiculée par quelques gourous pseudo scientifiques est particulièrement importante à battre en brèche, compte tenu du fait qu'elle peut amener certains consommateurs à abandonner la prise de ces sources majeures de calcium, nutriment essentiel intervenant, entre autres, dans la minéralisation osseuse. On ne peut en aucun cas mettre en accusation le lait et les produits laitiers en terme de risque de cancer. A l'inverse, on recommande de consommer trois produits laitiers par jour ! ».

Le lait responsable des maladies cardio-vasculaires ?

Certes, le lait entier, le fromage et les laitages gras sont riches en acides gras saturés qui sont les « mauvaises graisses » incriminées dans les maladies cardio-vasculaires.

Ce que nous en pensons :
Pour limiter le risque de maladies cardio-vasculaires, il faut avant tout limiter la consommation de charcuteries, viandes grasses, plats en sauce, fritures, matière grasse (notamment beurre et crème fraîche), biscuits et desserts gras.

Bien entendu, il faut également limiter (sans supprimer) la consommation de produits laitiers gras : fromage, lait entier, yaourt enrichi à la crème (type Fjord), fromage blanc gras (40 % MG sur extrait sec), chantilly…
Mais vous pouvez recourir aux produits laitiers demi-écrémés, voire écrémés. Ils sont aussi riches en calcium et en protéines avec le gras en moins.

Pour résumer : une alimentation équilibrée, protectrice du cœur et des artères, doit apporter, dans de bonnes proportions : légumes, fruits, féculents, poissons, viandes maigres, huiles végétales et produits laitiers.

L’allergie aux protéines du lait de vache ?

L’allergie aux protéines de lait de vache existe, mais elle ne concernerait environ que 3% des enfants de moins de 1 an, et disparaîtrait vers 4 ou 5 ans. Le traitement est alors sans appel et consiste en une exclusion totale des produits à base de lait de vache, qui peuvent par contre être remplacés par d’autres laits animaux (chèvre, brebis …).

Par ailleurs, certains thérapeutes préconisent le remplacement des produits laitiers de vache par des produits laitiers de chèvre ou de brebis (lait, yaourt et fromage), soi-disant pour lutter contre les douleurs articulaires ou rhumatismales. Bien qu’aucune étude scientifique n’en démontre le bienfait, vous pouvez toujours faire votre propre expérience !

L’intolérance au lactose du lait ?

L’intolérance au lactose est réelle et relativement fréquente. Elle a pour origine une déficience en lactase (enzyme de digestion du lactose), le lactose étant le sucre contenu dans les produits laitiers.

L’Europe est le principal continent où les adultes digèrent le lactose, et les intolérants au lactose en Europe sont essentiellement les immigrés et leurs descendants.
En effet, 80 à 100 % des habitants d’Afrique du sud, d’Asie et d’Amérique latine sont intolérants.

Les symptômes apparaissent environ 30 minutes après l’absorption et se traduisent par des troubles digestifs (diarrhées, douleurs, crampes abdominales …).

Notre suggestion : si vous ne digérez pas le lait en tant que boisson, optez pour le yaourt, le fromage blanc et le fromage qui sont partiellement, voire totalement dépourvus de lactose.
En effet, le lactose présent dans le lait, est en grande partie transformé en acide lactique dans le yaourt et en caséine dans le fromage blanc et il n’y en a plus du tout dans le fromage qui est donc parfaitement bien toléré.

Notez par ailleurs, que le lactose du lait est bien mieux digéré quand ce dernier est consommé avec des céréales (gâteau de semoule, riz au lait, entremets…).

Vous pouvez également recourir au lait pauvre en lactose, de type ‘matin léger’.

Le yaourt est décalcifiant ?

Notre avis : c’est tout le contraire car le yaourt est riche en calcium (150 à 240 mg par pot de 125 g). De plus, ce calcium est particulièrement bien absorbé, grâce à la transformation partielle du lactose en acide lactique qui solubilise le calcium et le rend ainsi biodisponible.

Le café au lait est un poison ?

Notre avis : jusqu’à preuve du contraire, le mélange café et lait n’est pas un poison et ne nuit pas à la santé mais il peut simplement être indigeste pour certains organismes. Il vous appartient donc de le vérifier sur vous-même.

Faut-il choisir du lait et des produits laitiers BIO ?

Le lait BIO (et les produits laitiers qui en découlent) provient du mammifère nourri avec des herbes sans pesticides, vivant dans des conditions privilégiées et n’ayant pas de traitements antibiotiques, voire hormonaux. Sur ce dernier point, la législation française est très vigilante sur la qualité du lait (même pour le lait non BIO produit en France). Cependant, si le doute persiste, par mesure de précaution, optez pour la version BIO.

Vous ne souhaitez pas consommer de produits laitiers ?

L’intérêt nutritionnel des produits laitiers réside surtout dans leur richesse en calcium bio-disponible mais aussi en protéines et en vitamines A et D. Mais bien évidemment, il est possible de se passer des produits laitiers si, par ailleurs, on compense leurs apports nutritionnels.

- Compenser le calcium des produits laitiers : le besoin journalier se situe entre 900 et 1200 mg. Vous pouvez couvrir ce besoin en buvant 1,5 litre d’eau minérale riche en calcium (Hépar® ou Contrex® ). Mais attention, ces eaux sont aussi riches en magnésium qui leur confère un effet laxatif.

Notez que les ‘laits’ végétaux, les fruits et légumes ne peuvent couvrir à eux seuls votre besoin en calcium, à moins d’en consommer une quantité astronomique ! Sans compter sur le fait que le calcium des végétaux est moins bien assimilé par l’organisme que le calcium des produits laitiers. Cependant, si vous optez pour un lait végétal, choisissez-le ‘enrichi en calcium’. Lisez bien l’étiquetage pour en comparer l’apport en calcium avec le lait animal (114 mg de calcium aux 100 ml).

- Compenser les protéines des produits laitiers : là ce n’est pas un problème, il suffit de consommer une quantité suffisante de viande, poisson ou œufs.

- Quant aux vitamines A et D des produits laitiers, vous les trouvez aussi dans le beurre et les poissons gras.

En conclusion

Si vous n’avez pas de pathologie avérée, il n’est pas justifié de diaboliser le lait et d’une manière générale les produits laitiers. Cependant, si vous ne souhaitez pas en consommer, que ce soit par goût, par intolérance ou par raison personnelle, vous pouvez néanmoins faire d’autres bons choix alimentaires afin de respecter le bon équilibre alimentaire et notamment de couvrir vos besoins en calcium.

Lise Lafaurie, Diététicienne de la Clinique du Poids

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